Si la croissance du secteur du bâtiment n’est estimée qu’à 0,7% en 2023, celle-ci serait néanmoins de 2% si l’on se concentre sur la branche de l’amélioration-rénovation.
En effet, si les Français semblent frileux à l’idée d’investir dans un logement neuf, ceux-ci se rabattent volontiers sur la rénovation de leur habitat : après une progression de 2,1% entre 2021 et 2022, l’amélioration-rénovation a de beaux jours devant elle puisqu’on estime qu’elle devrait encore augmenter de 2% en 2023.
En cause, l’augmentation des prix d’achat au mètre carré qui freine les acquéreurs, mais aussi et surtout la hausse des prix de l’énergie, qui incite les propriétaires à améliorer les performances énergétiques de leur logement, notamment en misant sur une meilleure isolation thermique.
Ces initiatives, motivées par une démarche écologique et par des économies sur les factures d’énergie, sont soutenues par les dispositifs gouvernementaux tels que MaPrimeRénov’ pour les particuliers, mais aussi le crédit d’impôt pour la rénovation des locaux des TPE-PME et un futur plan de rénovation des écoles.
Notons par ailleurs qu’au cours de l’année 2022, la hausse des travaux de rénovation énergétique était nettement concentrée sur les logements non-résidentiels. Ces chiffres s’expliquent par le gel des loyers, en août dernier, pour les passoires thermiques, ces logements classés F et G au diagnostic de performance énergétique. Une mesure qui semble avoir convaincu les propriétaires de faire rénover leurs logements mis en location.