Depuis la refonte du DPE (diagnostic de performance énergétique) en 2021, sa fiabilité a été remise en question à maintes reprises. Afin d'homogénéiser les pratiques des diagnostiqueurs et d'améliorer la qualité des DPE, le ministre délégué au Logement, Olivier Klein, a annoncé plusieurs mesures.
Contrairement à l'ancienne méthode qui classait les logements selon leur consommation d'énergie réelle sur trois ans, la nouvelle méthode de calcul du DPE, la “méthodologie 3CL”, prend en compte un ensemble de données techniques telles que l'isolation, les systèmes de chauffage et les systèmes de ventilation.
Outre ce nouveau mode de mesure, le Gouvernement prévoit également des actions concrètes pour renforcer les compétences des diagnostiqueurs, notamment une formation initiale plus solide, une formation continue renforcée et des contrôles plus fréquents.
Dans ce cadre, le ministère a déjà développé des outils tels qu'une fiche de préparation du DPE pour les propriétaires, une notice explicative et un MOOC destiné aux diagnostiqueurs, qui fait état des bonnes pratiques en la matière et propose un rappel des obligations et responsabilités liées au DPE.
Au vu des restrictions croissantes de vente et de mise en location des logements les plus énergivores, la précision et la fiabilité des DPE est naturellement au cœur des préoccupations des propriétaires.
En renforçant les compétences des diagnostiqueurs et en garantissant la fiabilité du DPE, le Gouvernement cherche à favoriser une transition énergétique efficace et à encourager les propriétaires à entreprendre des travaux de rénovation énergétique.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre des objectifs climatiques de la France, qui, rappelons-le, a pour ambition de transformer l'ensemble du parc immobilier en bâtiments basse consommation d'ici 2050.